Actualités du 31.03.2012...

Bilan de l'hiver 2011-2012

Les hivers se suivent et ne se ressemblent pas ! Après trois hivers ayant atteint des consommations historiques de sel de déneigement en France et en Europe, l'hiver 2011-2012 aura été caractérisé par des épisodes climatiques très contrastés ne générant au total que peu de consommation de fondants en France. Après des mois de décembre et janvier globalement très doux, la première quinzaine de février a été marquée par des températures très négatives qui ne se sont pas non plus traduites par de très fortes consommations.

Cet hiver relativise donc les discours alarmistes sur des niveaux de consommation de fondant qui ne cesseraient de croître. La variabilité des consommations a toujours été très importante d'un hiver à l'autre.

Qu'en est-il de nos voisins allemands ou suisses, dont on lit parfois qu'ils auraient quasiment abandonné l'usage du sel sur les routes ? Ces pays, confrontés à des conditions hivernales globalement plus sévères qu'en France, utilisent toujours des quantités importantes de fondants. Comme en France, leurs centres techniques travaillent à en limiter au maximum l'usage (autant pour des raisons économiques qu'environnementales), mais l'exigence de maintenir des routes circulables y compris lors de forts épisodes hivernaux ne peut être atteinte qu'avec l'aide du sel. Ainsi l'Allemagne a proportionnellement des niveaux de consommation de sel très supérieurs à la France.

Y a-t-il d'autres produits que le sel pour lutter contre les phénomènes de glissance sur chaussées ? La question est posée chaque hiver. On entend régulièrement parler de produits "innovants" plus ou moins "exotiques", mais force est de constater que seul le sel répond au "cahier des charges" : bonne efficacité, grande disponibilité, faible coût, et impact limité sur l'environnement.

Afin d'aider les acheteurs de fondants dans leur prise de décision, la norme française XP P 98 181 "Fondants, solides ou liquides, pour le service hivernal des routes et voiries d'usages spécifiques" liste les principaux critères que doit respecter tout produit proposé comme fondant routier. Cette norme traite de son efficacité, de son impact sur le domaine routier et l'environnement ainsi que sur la santé des professionnels de la route et des usagers. Par exemple, le produit ne doit pas dégrader le niveau d'adhérence en dessous d'un certain seuil. Cela exclut tous les corps gras (comme les pépins de raisin se trouvant dans le marc et contenant jusqu'à 20% d'huile), qu'il n'est de toutes façons pas envisageable d'épandre sur route car ce sont de puissants dissolvants des bitumes présents dans les enrobés.

Comme les fondants, produits en général solubles dans l'eau, se retrouvent en fin de vie dans les rivières, la norme XP P 98 181 précise également que le produit envisagé ne doit pas apporter une charge organique néfaste au bon état écologique des eaux. Cela exclut donc des produits tels que les mélasses sous produits de l'industrie sucrière (qui introduiraient aussi un risque de glissance).

Il est impératif pour l’exploitant devant assurer la sécurité des usagers, de vérifier la conformité des produits utilisés à cette norme XP P 98 181.

La norme NFP 98 180, spécifique au sel à usage routier, garantit les niveaux de performance des produits ainsi que leur faible impact sur l'environnement ou la santé.

Attention donc, si de nombreux produits peuvent contribuer à faire fondre la glace, cela ne les destine pas automatiquement à l’usage routier auquel certains aspirent.

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